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La suite sur
Thé toi et lis ! (blog également fermé)

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Vendredi 24 août 2007



Je vous recopie la 4ème de couv qui est très parlante et vous éclairera déjà pas mal d'autant plus que mon commentaire personnel risque d'être un peu décousu tant il est difficile de parler de ce recueil.

F.G. nous emmène au plus profond des âmes, en des lieux inhospitaliers où, souvent, la parole est manquante, avortée ou muselée. Et pourtant, le mot est là, prêt à poindre, fulgurant, étonnant, insespéré... mot qui compte double.



Ces nouvelles sont souvent très émouvantes, elles vous prennent à la gorge et les chutes sont particulièrement réussies. Or c'est à ça que l'on distingue une bonne d'une mauvaise nouvelle car l'exercice est difficile : comment concentrer une histoire, des émotions en peu de pages tout en bluffant le lecteur ? Françoise Guérin excelle à cet exercice et m'a laissée sur le carreau nombre de fois. Ses chutes sont souvent cruelles, voire cyniques, mais parfois aussi drôles, brillantes tout simplement. J'ai particulièrement aimé "Les nattes", "Le robinet du diable", l'horrible "Grenadine", "Antoine", "Les uns par les autres", "Instinct paternel", "Les poules de pépé"... Certes, j'ai cité quasiment tout le recueil : et alors ! :D


Ces nouvelles sont incomparables les unes avec les autres parce que justement Françoise Guérin passe de la douceur à l'horreur, de l'humanisme au cauchemar et cela avec une réelle virtuosité qui fait que chaque nouvelle est comme un nouveau livre.


Je vous invite à découvrir ce livre mais aussi à visiter son blog collaboratif :
Mot compte double


Quadrature / 115 pages


Recueil sélectionné pour le Prix de la Nouvelle du Scribe qui se tiendra le 16 septembre à Lauzerte (82)

Vendredi 24 août 2007
Reçus il y a deux jours, des signets québécois de la part d'Allie :)

 

Mon coup de coeur :)
Jeudi 23 août 2007


Il était une fois, deux filles qui discutaient de thé et de livres... Ca se passait en mai sur le blog de Leeloo. Elles s'étaient dit qu'à la rentrée, il faudrait guetter les swaps de thé...


Le temps a passé, l'une d'entre elles (moi ;-) a un peu zappé l'affaire (mais qu'un peu, vous saurez pourquoi en septembre...). L'autre (Leeloo donc) s'est dit que l'on n'est jamais mieux servi que par soi-même et elle s'est donc lancée dans l'aventure.


Ainsi, elle nous propose un swap Thé et littérature. Si, comme moi, vous êtes dépendants de ces deux drogues douces... courez vous inscrire en la mailant à cette adresse :
swap.the.litterature@gmail.com


Rien de mieux pour préparer l'hiver (quoique je ne me souviens pas avoir vu l'été cette année...) que de faire provision de thé et de livres ;)


Et comme le dit si bien Kali, si vous n'aimez pas le thé, ce n'est pas grave, nous lançons notre propre swap courant octobre (donc ça colle bien avec les dates de celui de Leeloo - dit très innocemment - et il sera ouvert aux amateurs ou pas de thé (ou de café, ou de chocolat chaud, enfin bref, on en reparlera le moment venu). Même ceux qui n'aiment pas le chocolat pourront participer :D
Mercredi 22 août 2007

Dans une petite ville d'Alabama, au moment de la Grande Dépression, Atticus Finch élève seul ses deux enfants, Jem et Scout. Homme intègre et rigoureux, cet avocat est commis d'office pour défendre un Noir accusé d'avoir violé une Blanche.


Je ne vais malheureusement pas me joindre au concert de louanges entretenu par la plupart des bloggueurs. Certes, c'est un bon livre qui se lit facilement et qui n'est pas dénué de vertus mais il ne m'a pas semblé être exceptionnel.
J'ai apprécié le ton, la voix de Scout, sa fraîcheur. J'ai apprécié les thèmes abordés et la façon qu'a Atticus de former ses enfants contre les préjugés.
En revanche, je n'ai jamais réussi à entrer totalement dans l'intrigue, l'ensemble me semblant artificiel, voire scolaire. Harper Lee ne va pas au fond des choses et cela donne un roman gentillet, bourré de bons sentiments, y compris en le replaçant dans le contexte de l'époque. Selon moi, c'est loin d'être un roman révolutionnaire.
Pourtant, vers la fin, j'ai commencé à trouver une certaine profondeur aux propos mais malheureusement, la morale façon "comtesse de Ségur" a tout gâché !


Le livre de poche / 447 pages

Prix Pulitzer 1961

L : challenge ABC 2007
 


Extrait :

"[Les métis] sont très tristes. [...] Parce qu'ils n'appartiennent à aucune communauté. Les gens de couleur n'en veulent pas parce qu'ils sont à moitié blancs ; les Blancs n'en veulent pas parce qu'ils sont de couleur ; alors ils sont entre les deux, c'est-à-dire nulle part." [ce passage m'a fait penser à Demi-teinte de Danzy Senna, roman que j'ai adoré]
 
 
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