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La suite sur Thé toi et lis ! (blog également fermé)
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YueYin devrait faire de même demain et si d'autres s'y mettent, je rajouterai les liens au fur et à mesure (le tout étant de me prévenir, je peux rater des infos).
Voilà ma liste à ce jour. Comme d'habitude, je ne prends que des écrivains jamais lus. Pour certaines lettres, j'ai plusieurs envies et peut-être lirai-je donc plusieurs écrivains ayant la même lettre.
Les titres en gras sont dans ma PAL.
Abe Kôbô (La femme des sables)
Bashô
Chi Li , Chen Kaige (Une jeunesse chinoise)
Deshimaru Taisen [zen]
E
F
Guo Xiaolu (La Ville de Pierre) , Ge Fei (Impressions à la saison des pluies)
Hwang Sok-Yong (Le vieux jardin), Hiraide (Le chat qui venait du ciel), Hirano Keiichirô (Conte de la première lune)
Iwasaki Mineko (Ma vie de Geisha)
Jicai Feng (Que cent fleurs s'épanouissent) [?]
Kawakami Hiromi (Les années douces), Koike Mariko (Le chat dans le cercueil) , Kunzang Choden (Le cercle du Karma)
Lao She, Lin Yutang (L'importance de vivre)
Miaru (Je veux être moine zen)
Nair Anita, Nishimura Kyôtarô (Les grands détectives n'ont pas froid aux yeux), Nguyen Quang Thiêu (La petite marchande de vermicelles)
Oê Kenzaburo, Ogawa Yoko, Oh Jung-Hi (Le chant du pèlerin)
Pak Wan-sô (Les piquets de ma mère)
Q
Rayawa Nikom [?] (L'empailleur de rêves)
Sei Shônagon (Notes de chevet), Sôseki (Je suis un chat, Petits contes de printemps, Haïkus)
Tagore Rabidranath, Tejpal Tarun (Loin de Chandigarh)
U
V
Wei Wei (Une fille Zhuang)
Xi Xi [?], Xun Lu (Le journal d'un fou) [?]
Yoshimura Akira (Naufrages)
Z

Ce recueil de nouvelles est vraiment intéressant. Sur un ton plutôt détaché, le narrateur présente diverses scènes de la vie en Bosnie au temps de la guerre des Balkans.
Il nous prend souvent au dépourvu, notamment avec ses chutes mi-figue, mi-raisin. Il semble nous dire que la guerre est un événement comme un autre, que la vie se poursuit en s'en accomodant tant bien que mal (ce n'est pas faux mais il le présente d'une façon telle que tout mélo est absent de ses propos et c'est assez étonnant sur ce type de sujet).
Il défend son peuple sans paraître patriote au-delà de toute mesure. Il présente les bosniaques comme des otages d'une guerre décidée par d'autres (là non plus ce n'est pas faux ...).
La dernière nouvelle, intitulée La bibliothèque qui évoque la fin des livres dans les flammes touchera particulièrement les lecteurs même si, comme tout le reste du recueil, elle porte un message plus fort et plus profond que les faits en eux-mêmes.
L'ensemble est à la fois déstabilisant et très réussi. Il s'en dégage un portrait de l'humanité bien intéressant et qui dépasse le cadre de la Bosnie, semblant nous dire que les Hommes sont tous les mêmes où qu'ils vivent, quels qu'ils soient...
Babel / 182 pages
J : challenge ABC 2007 (remplace Lidia Jorge, abandonnée...)
Extraits :
« Peut-être ne sommes-nous encore qu'un sac de chair vive qui se nourrit de tristesse, de la nostalgie des petites choses oubliées, et qui, devant les événements importants de l'existence, tressaute comme un moteur sur le point de séteindre. » (La coccinelle)
« Domo, qui vient de rentrer de la première ligne du front, ... a pleuré lui aussi, et pourtant il tire tous les jours sur ceux d'en face. L'âme humaine est sensible, il suffit de savoir pincer la bonne corde. » (Le communiste)
« Je me sens tel un moine qui ne possède rien en propre, riche pourtant de son libre arbitre. » (La lettre)
« Quelqu'un était venu, c'est sûr, avec des canons, des tanks, des avions, pour organiser cette haine-ci. » (La lettre)
« Personne n'aurait pu imaginer qu'après la visite de Mitterand, les choses continueraient à aller aussi mal. Il avait vu et, donc, il savait. Qui savait ne pouvait que souhaiter nous secourir. Quand il fut parti, les profiteurs augmentèrent leurs prix et les tchetniks incendièrent la bibliothèque, brûlant tout le savoir qui y était consigné. Cela signifiait que la vérité n'avait aucun poids. » (La lettre)
« Lorsqu'on a perdu ses illusions sur ce que représentait sa bibliothèque personnelle, on perd aussi celles qu'on avait sur la civilisation du livre. » (La bibliothèque)
« En lisant ces lignes, caresse tes livres, étranger, aie pour eux de la tendresse et souviens-toi qu'ils ne sont que poussière. » (La bibliothèque)
Hier, Toulouse était honoré de la présence d'une bloggueuse célébrissime. Malheureusement, le club des bloggueuses toulousaines était réduit à sa portion congrue (semaine du 15 août oblige) mais ce n'est pas pour autant que la journée fut morose !
Nous nous étions donné rendez-vous dans une librairie-café, Terra Nova, qui propose aussi des déjeuners. Le lieu est idéal : calme (sauf à la table des LCA ;) et personne n'aurait idée de vous virer même si cela fait des heures que vous êtes là.
En arrivant, j'ai bien vu bien une fille à la chevelure digne d'une pub pour shampooing (ça c'est pour la maman de Fashion si elle passe par là ;-) mais j'avais un doute (je rappelle que la dernière fois que j'ai vu Fashion date d'il y a à peine une semaine...). Me voilà donc demandant des précisions à la serveuse... Encore une fois, je me suis payée la honte et en plus je n'avais pas l'excuse de ne pas connaître les présentes. Fashion et moi étions déjà en pleine discussion quand YueYin arriva.
J'étais sûre que la rencontre serait réussie avec un tel casting, d'autant plusque Fashion m'avait déclaré que YueYin et elle étaient jumelles de blog (ce qui s'est avéré tout à fait vrai !). Je voudrais quand même préciser que Fashion n'avait pas mis ses sandales dorées comme promis alors que YueYin et moi avions des chaussures brillantes :p
Ayant fait quelques emplettes avant d'aller au resto, je sortis mes petits cadeaux. J'ai trouvé tout à fait par hasard dans une boutique un badge « Fashion Victim ». Je ne pouvais pas ne pas le prendre surtout depuis la folie badgesque qui s'est déclarée lors de la blogoboum parisienne ! N'ayant rien trouvé de comparable pour YueYin, je lui ai pris un album de coloriage de chez Madame Mo, en me disant, qu'au pire, il plairait au moins aux enfants (en fait, la suite des événéments a prouvé que Yue n'avait pas du tout l'intention de laisser le cahier à ses enfants ;-).
La discussion porta majoritairement sur des sujets qui me dépassent complètement (mais je savais ce qui m'attendait et m'amusais d'avance) comme des séries TV, des titres de SF (j'ai même été invitée à noter quantité de titres, mes deux consoeurs cherchant à sélectionner ce qui pouvait me convenir de mieux et Fashion finissant par conclure que j'avais des goûts plutôt «punk » ! Qui l'aurait cru !!! :D Me voilà donc avec une mini-LAL SF/ fantastique, on verra bien ce que cela donne. Chaque fois que je m'essaie à ces genres-là je dépasse rarement les 10 premières pages. Je fais à peu près un test par an et il est vrai que cette année je ne me souviens pas encore l'avoir fait...
Bref, la discussion a porté sur des choses qui m'ont paru parfois relever du chinois mais l'enthousiasme des copines était un spectacle à lui tout seul ! Je crois même que la serveuse s'est pas mal amusée à distance jusqu'à ce qu'elle rigole ouvertement quand, venant reprendre nos assiettes, je lui déclarai que si YueYin avait fini son assiette (contrairement à Fashion et moi), c'était pour des raisons pathologiques (c'est Yue qui nous l'avait dit juste avant, je ne suis pas mauvaise langue !!).
Ce déjeuner nous a également permis de rencontrer la famille YueYin au grand complet. Yue nous avait prévenu que sa famille rôdait dans les rues de Toulouse et qu'elle passerait sûrement nous dire bonjour. Je ne peux dire grand chose sur cette rencontre car je ne veux point dévoiler ce qui reste encore pour certains un secret mais sachez que YueYin est mariée à un autre bloggueur célèbre (beaucoup plus qu'il ne le pensait d'ailleurs ;-) que j'ai été ravie de voir en chair et en os. Une des filles de Yue ayant commencé à zieuter de façon insistante son cahier de coloriage, cette dernière, en bonne mère, lui a dit : « c'est à moi ! ».
Comme une petite ballade digestive s'imposait, nos pas nous conduisirent tout d'abord dans ce que j'appelle « la boutique-des-horreurs » parce que je ne me souviens jamais de son nom – c'est un truc comme « Imagin'ère » ou « Atmosph'ère »- et qu'on y trouve des trucs proprement incroyables (par exemple, Monsieur Patate version Transformers... Fashion a failli craquer ;). Alors là, mes deux cops sont devenues comme folles, surtout quand Fashion est tombée sur un badge dont on ne voyait que le bas mais qui – visiblement – était très parlant puisqu'il s'agissait ni plus ni moins du célèbre déhanché de Han Solo. Ni d'une, ni de deux, le badge était acheté. D'autres achats plus tard (très raisonnables, il faut le dire), nous sommes sorties pour nous rendre cette fois dans l'antre incontournable des LCA : Ombres Blanches.
Là, la facture fut plus salée ;) Fashion ayant repéré des cabas pour trimballer ses achats (des SLAT quoi ;-), elle en pris pour Yue et elle, déjà bien chargées. Tandis qu'elles écumaient le rayon SF/polars, j'enquiquinais un vendeur pour avoir Le grand bluff chinois, le dernier essai iconoclaste de Thierry Wolton qui depuis me fait de l'oeil alors que j'ai d'autres choses à lire avant !!
Et puis Fashion avait décidé de nous demander à Yue et à moi de lui conseiller chacune un de nos livres indispensables. Prise au dépourvu chaque fois que l'on me demande cela (à croire que je ne lis pas et n'ai jamais de coups de coeur...), j'ai longtemps cherché et c'est aidé de Yue que j'ai fini par lui conseiller Luz ou le temps sauvage d'Elsa Osorio (sélection du club de lecture inter-blogs pour septembre, au passage). Yue lui conseilla sans hésiter 84, Charing Cross Road d'Helene Hanff, choix que je ne peux qu'approuver. Le rayon jeunesse fut lui aussi une source de tentations. Devant la série de Stephenie Meyer, YueYin déclara, raisonnable – le patch LCA semble fonctionner au-delà de toute espérance ! - que ça sortirait sûrement en poche sans tarder et reposa avec une volonté incroyable le premier tome. Je n'en suis toujours pas revenue !! Pour une fois, j'ai été bonne copine avec elle (d'habitude, je suis la tentatrice et Choupynette essaie de récupérer la pauvre LCA égarée ;). Quand un bouquin que je possédais la tentait, je lui disais : « je te le prêterai » et c'est ainsi que quelques livres sont restés sagement sur leurs tables.
Sorties de cet enfer, les bras un peu plus alourdis, nous sommes allées prendre un verre pour ré-hydrater des gosiers asséchés par tant de bavardages. Sur notre passage, nous avons croisé une galerie d'art contemporain d'accès libre que YueYin fréquente et qu'elle nous a invité à visiter.
Et c'est à la terrasse d'un petit café place St Georges que nous avons fini nos bavardages, assagies par la fatigue. Car, on a beau rire et s'amuser, on peut aussi discuter de choses plus sérieuses entre bloggueuses de bonne compagnie. Nous nous quittâmes vers 20 heures (!!!).
J'ai passé une journée très agréable, avec deux adeptes de la bonne humeur : parfois, c'est chouette la vie !

Voilà un livre peu banal que j'ai découvert sur le blog d'Allie et dont le titre m'a de suite plu (par contre c'est un livre québécois, difficile à trouver. Je le prête aux membre du club des LCA de Toulouse qui le souhaitent ;-)
En quatre chapitres, l'auteur s'évertue à expliquer la véritable nature de l'hiver et tente de proposer une solution qui permettrait de traverser cette saison plus facilement.
Ce livre m'a permis de mesurer combien l'hiver canadien est au moins aussi horrible que l'image que j'en avais ! :D J'ai beaucoup ri tant l'auteur use de l'ironie. Il ne manque pas d'idées pour rendre l'hiver plus supportable au Canada et, si par malheur je vivais dans un pays à l'hiver si impitoyable, nul doute que je militerais pour l'adoption du mode de vie préconisé par Arcand ! (je ne veux pas faire partie des 30 décés hivernaux annuels !!).
C'est un livre sympa et pas inintéressant d'un point de vue culturel.
(et je milite aussi pour abolir l'hiver au mois d'août à Paris quand je suis en vacances là-bas ! :p)
Boréal / 109 pages
Extraits :
« ...la déprime ... se transforme en véritable dépression hivernale, depuis peu reconnue très officiellement par la médecine moderne. Les anglophones lui ont donné le beau titre de SAD pour Seasonal Affective Disorder ; ce qui pourrait être traduit en fançais par TRISTESSE pour « Très Réel et Insupportable Sentiment de Torpeur de d'Ennui Saisonnier Sans Espoir ».
« Quand ils parlent avec des étrangers, les gens de ce pays en sont rendus à excuser leur hiver. Ils arrivent à prétendre que leur pays est beau... malgré ses hivers. Ils affirment que la saison, après tout, n'est quand même pas si longue et que les mauvaises langues ont tendance à exagérer.... Tous les arguments sont bons pour excuser l'hiver, ce qui prouve bien qu'il est devenu une tare nationale, un embarras collectif. »
« Là où tout n'est qu'ordre et beauté, luxe, calme et engelures. »
« Malgré leurs très évidentes bonnes intentions, ces défenseurs de l'hiver reprennent des arguments connus et sont tous victimes d'une erreur banale mais fondamentale. Leur hiver, cette saison qui les charme et dont ils font la promotion, est un hiver de carte postale, un hiver de loisirs, de temps libres. [...] Tout indique que ces promoteurs n'ont jamais compris qu'en hiver il n'y a de lumière qu'entre 9 et 16 heures et qu'il est assez difficile de faire de la raquette dans les bois quand on travaille... [...] Pour tous ceux qui doivent se rendre ponctuellement au travail chaque matin, l'hiver demeure forcément un obstacle déplaisant... »
« Dans ce pays-congélateur où le froid est pourtant gratuit, il faut désormais dépenser argent et énergie pour arriver à fabriquer de la glace parce que nous préférons patiner à l'intérieur. »
« ... l'hiver est dur, cruel, méchant, cher et menaçant parce que nous faisons semblant qu'il n'existe plus.[...] [C'est] une forme d'aliénation collective qui nous éloigne de notre environnement. Tout naturellement, nous joignons l'ensemble de l'Occident chrétien pour entonner en coeur « I'm dreaming of a white Christmas » alors que la chanson n'a ici aucun sens. En ce pays, Noël peut être tenu pour acquis, c'est davantage l'arrivée du printemps qui est incertaine et qui fait rêver. »
