Blog fermé

Les archives restent accessibles encore quelques temps.

Les commentaires sont modérés.

La suite sur
Thé toi et lis ! (blog également fermé)

-------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------



Vendredi 17 août 2007
C'est avec un peu de retard, que je vous montre les derniers courriers blogguesques que j'ai eu le plaisir de recevoir.

Tout d'abord un mail-art et un signet de Pascale à qui j'avais envoyé un petit album dans le cadre du colis de secours pour le swap jeunesse. Pascale est illustratrice pour la jeunesse et j'aime beaucoup ses petits personnages loufoques !



Ensuite, les signets Actes Sud et Babel envoyés par Frédérique qui n'a pas lésinée ;)

Jeudi 16 août 2007

Le monde de la petite Marion vacille. Elle aime sa mère, Fanny, mais une dissonance s'installe dans leur relation. Une voix un peu trop haute, des emportements inexplicables, un silence embarrassé à propos de ce père allemand dont Marion ne sait rien ou presque. Avec le temps, Marion apprend : Fanny est maniaco-dépressive. Les rôles s'inversent alors. L'adolescente endosse cette raison qui doucement quitte sa mère. Elle la protège, la couvre en taisant ses excès.



Cela faisait longtemps qu'un livre ne m'avait pas tant bouleversée. L'auteur fait ressortir toute la douleur de l'histoire vécue par Marion grâce à un style magnifique. Entre sa filiation avec un Allemand et une mère souffrante de troubles maniaco-dépressifs, Marion part dans la vie avec un double-poids. Pourtant, grâce à cette mère, certes malade, mais aussi fascinante, elle va pendant longtemps vivre cette situation avec naturel. Sa maman est différente ? Et alors ! Son père est Allemand ? C'est exotique et en plus il est mort, ce qui rend son souvenir encore plus mythique.

J'ai parfois pensé à Renate Dorrestein, tant les événements que vivent Marion sont impitoyables. Elle est prisonnière de la folie de sa mère dont la "différence" la fascinait pourtant quand elle était enfant. Elle apprendra, au fil des événéments, combien l'amour ne peut pas toujours tout, notamment sauver sa mère de la maladie. Mais sa façon de lutter pour préserver sa mère, ses déchirements entre l'amour qu'elle lui voue et la nécessité de la trahir pour qu'elle soit soignée vous prennent à la gorge !

Au-delà de cette relation mère-fille particulière, j'ai particulièrement aimé le thème des racines et du secret, de la façon de vivre un état de fait qu'on ne peut changer, comme d'être née de père Allemand à la fin de la seconde guerre mondiale. Marion devra faire preuve de patience pour reconstituer les faits. Mais quelle est la part de vérité dans ce qu'elle entend ? En décodant l'histoire de sa mère, elle apprendra aussi à se construire.

Ce livre est vraiment poignant, d'une beauté absolue et cruelle et je l'ai lu d'une traite, aspirée dans la tourmente de Marion et de sa mère. Un vrai choc littéraire !
Je vais désormais retourner ciel et terre pour me procurer le premier roman de l'auteur...

nb : ne pas croire que ce livre est "glauque", il est au contraire sublime. Dur, mais magnifique !


Arléa / 242 pages



L'avis de mon libraire

L'avis de Clarabel



Quelques extraits :

"La machine [les électrochocs] chassent, disent [les médecins], les mauvais souvenirs. Seulement, disait Fanny, elle chasse aussi les bons. Et quand tout revient - car tout finit par revenir -, tout est mélangé, dénaturé : les bons ne sont plus si bons, les mauvais plus si mauvais. Si bien qu'on n'est plus jamais tout à fait comme avant. On est perdu, et ça fait mal. Un autre genre de mal."

"Tu regardes le ciel, les nuages qui glissent doucement au-dessus de l'église Saint-Paul, tandis que le soir descend. Tu aimes la mélancolie des sept coups de sept heures qui sonnent lentement. Tu aimes l'attente. Tu aimes l'idée que l'hiver va commencer, avec la magie des lumières du soir, de la neige, de la nuit. Tu penses à tant de choses à vivre. Tu es heureuse sans savoir pourquoi."

"Bien sûr qu'il va arriver quelque chose. Tu le sais et elle le sait. Et elle sait que tu le sais. Elle se donne un mal fou pour te cacher qu'elle va mal, que la chose grandit en elle, comme une bête qui serait là, tapie, silencieuse, aux aguets. Car, même si elle se fait pour le moment toute petite, elle est bien là, la folie, cette folie-là : c'est elle qui regarde parfois à travers les yeux de Fanny, elle qui laisse échapper une note discordante dans sa voix."

"... tu t'es mise à dénouer, à te séparer des choses, une à une : à défaire, supprimer, détruire un par un les liens qui t'attachaient encore à cet endroit, à ce temps, à elle. Tu as porté la main sur les objets aimés, familiers. Tu as déchiré, cassé, jeté. Avec volupté.
Les vêtements que ta mère t'avait choisis, achetés, tu en as fait un paquet à donner. Paquet honni, que tu as enfermé dans un journal avec le sentiment d'y fourrer, d'y enterrer la haine et l'amour de cette enfance folle. Ficelé, étranglé, le paquet."
Mardi 14 août 2007

« Les grands événements ne durent jamais longtemps. Ils sont attendus, ils arrivent, puis, le temps d'une soirée, d'un spectacle, au mieux de quelques jours, tout est terminé. On est demain. Mais ceux qui ont la responsabilité d'organiser ces grands événements savent pourtant qu'ils exigent des mois, parfois des années de préparation. » *


Après cette introduction dédiée à notre TEEO (Très Efficace et Enthousiaste Organisatrice) Caro[line], laissez-moi vous parler du pique-nique de la blogoboule.

Je ne vous listerai pas les présents. Je ne vous parlerai pas des pigeons, des flics et des gâteaux. D'autres l'ont déjà très bien fait (liens chez Caro).


Je vous propose simplement mon vécu du pique-nique. Tout d'abord, j'en retiens un certain sentiment de frustration car nous étions nombreux et je n'ai parlé qu'avec un tiers des présents (et encore !). Après 48 heures de marche dans Paris à traquer sans pitié les bonnes affaires livresques, je n'avais qu'une idée : rester assise ! Je n'ai donc pas pris le temps de faire le tour du cercle pour faire plus ample connaissance avec tout le monde.

Ensuite, je garderai un souvenir excellent de mon séjour parisien dont ce pique-nique fut la clef de voûte. Le résultat en est un coup de blues assez impitoyable à l'heure actuelle... Heureusement, j'ai le soleil pour me consoler :)


J'étais donc assise à côté de Val(debaz) [tu la gardes ou pas ta particule finalement ?] accompagnée d'Axel. Alors qu'ils partaient, en fin d'après-midi, ce dernier demanda à sa maman : « elle était où Flo ? ». Il avait passé l'après-midi à me prendre pour Anjelica ;D

Val et moi avons profité de ce voisinage pour évoquer des sujets aussi brûlants que l'état de son sapin chimique qui ne se résoud pas à rendre l'âme. Le tirage au sort m'a attribué la pochette qu'elle avait préparée et j'ai donc ajouté à ma PAL : Sweet home d'Arnaud Cathrine dont le thème semble être un de mes préférés (Musky m'ayant déjà vanté cet auteur on peut dire que cela tombait bien ) mais aussi (et oui, j'en ai eu deux dans une seule pochette :p) Bleu de chauffe de Nan Arousseau pour lequel je suis plus dubitative mais comme il n'est pas épais, je devrais lever mes doutes assez rapidement (comprendre d'ici la fin de l'année, pas la semaine prochaine ;-) Et puis, Val ne devrait pas me délinker si je n'aime pas donc je peux y aller tranquille ;-)

Val avait pour seconde voisine Papillon. J'étais ravie de pouvoir enfin faire sa connaissance car nous nous connaissons virtuellement depuis 2004 si ma mémoire est bonne. J'imaginais une parisienne en escarpins et au maquillage impeccable et j'ai rencontré une baroudeuse équipée et organisée :D Ce fut une excellente surprise et j'ai vraiment été ravie de la rencontrer. Elle est diablement sympa et chaleureuse avec son grand sourire ! Elle s'est vu attribuer par le tirage au sort le livre que j'avais apporté (Passagère du silence – Fabienne Verdier) et tandis qu'elle déballait le paquet, j'ai commencé à lui dire :"je crois que tu l'as déjà lu...". Ce qu'elle m'a confirmé (dans ce cas, Axel re-piochait) tout en me rappelant que je le lui avais même offert l'an dernier avant son départ en Chine !


A ma droite, se tenait mon hébergeuse-lectrice Delphine et à côté, la douce mais énergique Chiffonnette dont les gâteaux feront parler les gourmands pendant longtemps ! Chiffonnette est pétillante, pleine d'humour, à l'image son blog. Elle nous a annoncé sa rupture avec son rouleau à peinture préféré mais ne semblait pas trop affectée ;-) Comme je suis bien incapable de réussir une seule de ses recettes (même celle réalisable les yeux bandés et les mains dans le dos), j'espère pique-niquer avec elle à nouveau :D

Douja / Dda est arrivée plus tard, alors que nous étions déjà tous gavés de desserts. Elle en a profité pour faire un sort au terrible cake aux fruits rouges de Chiff'.


Tamara est également très fidèle à son blog : énergique, passablement fashion victim (j'ai pu admirer un soir ses sandales dorées et au pique-nique ses ballerines argentées) et un peu Angélique sur les bords ;-)

Dans la série glamour, je ne peux pas passer sous silence la présence lumineuse de Fashion Victim. Fashion, c'est une fille, une vraie ! Elle range ses gâteaux home-made dans de grandes boîtes en métal argenté, a un grand cabas rose, une chevelure digne d'une pub pour shampoing, une connaissance exhaustive de tous les héros masculins de la littérature et du cinéma, elle croit que Joe Morelli existe et elle est encore plus bavarde que moi !

Il y avait également dans le demi-cercle qui m'était relativement accessible, celle que Fashion a surnommé Lara Croft car elle a osé affronter, seule, des mecs louches et un message plus que douteux laissé vraisemblablement par lesdits « mecs louches » (en plus elle ne craint pas les canards comme son homonyme ;-). Caroline a eu le bon goût d'apporter comme livre à échanger Moon palace de Paul Auster qui a échu à Delphine qui ne l'avait pas encore lu (cela révèle malheureusement que j'ai failli dans ma mission d'évangélisation austérienne auprès d'elle).


Nous avons eu également la visite éclair de Kalistina entre deux trains. J'étais très heureuse de la rencontrer. Elle est telle que je l'imaginais suite à nos séances intensives de « messengerisation » : vive, franche et gentille comme tout (d'ailleurs, c'est comme cela que j'ai pu lui refilé Péplum d'Amélie Nothomb :p).

 

Et, enfin, nous avons eu la présence téléphonique de Laurence ! Je voyais un téléphone passer de mains en mains. Perplexe, je me renseignais sur le but du jeu quand j'appris que c'était Laurence au téléphone. Une fois le téléphone dans mes mains, j'ai eu le plaisir de lui parler (si tu passes par là Laurence, est-ce toi qui as laissé un message sur mon mobile récemment ? C'est mal enregistré et n'ai rien compris !) et elle a trouvé le moyen de me faire râler en parlant de soleil :p J'ai ensuite passé le téléphone à Val en l'enjoignant de dire un mot à Laurence : "Mais je ne la connais même pas ?" - "Et bien comme ça, ce ne sera plus le cas !". Et voilà Val qui échange quelques mots avec Miss Biblioblog ;-)

 

La rencontre s'est terminée avec des participants élaborant des projets farfelus (mais pas inintéressants - je reste partante pour le projet littéraire si Caroline pouvait nous rappeler le point de départ en privé ;-), les joues gonflées de chamallows...


Ce pique-nique m'a presque fait regretter de ne pas vivre à Paris pour revoir les bloggueurs plus souvent mais j'ai une chouette équipe dans le sud (le soleil et la chaleur en plus !) et j'espère que nous organiserons une réunion de rentrée très bientôt, ça me ferait du bien au moral.

Je milite pour que la prochaine édition de la blogoboum se délocalise plus au sud. Bordeaux serait pas mal : facilement accessible pour les Parigots et accessible pour les bloggueurs de l'ouest de la France que ce soit les Bretons ou les sudistes. Tiens, un autre badge à imaginer ;-)


Sur ce, je vais me recoucher, cette virée parisienne m'a épuisée ! (oui, je sais, il est presque midi, et alors ??)


* début de la préface de Abolissons l'hiver ! - Bernard Arcand (critique à venir)

Samedi 11 août 2007

Contrainte et forcée, je dois vous dévoiler l'état des stocks à ce jour. Sur la photo suivante, vous voyez à gauche mes achats parisiens (cahiers compris), au milieu ma PAL de voyage et à droite les livres prêtés récupérés... Voilà voilà...

(Allie, pas la peine de crier victoire, je suis encore loin derrière ;p)

 

 

 
 
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus