
Au début du siècle, une petite pension sur la Côte d'Azur, ou plutôt sur la Riviera, comme on disait alors. Grand émoi chez les clients de l'établissement : la femme d'un des pensionnaires, Mme Henriette, est partie avec un jeune homme qui pourtant n'avait passé là qu'une journée. Seul le narrateur prend la défense de cette créature sans moralité. Et il ne trouvera comme alliée qu'une vieille dame anglaise sèche et distinguée.
Ce livre a confirmé mon goût pour l’écriture de Zweig, vivante et sans détour, propre. C’est un style que je trouve vraiment très lisible et agréable et qui met l’histoire en valeur. En revanche, l’intrigue ne m’a pas passionnée. Elle est indéniablement intéressante mais je n’ai pas été accrochée et, en dépit du faible nombre de pages, il m’a fallu plusieurs séances de lecture pour en venir à bout. Peut-être est-ce dû au fait que, dès le départ, on sait à quoi s’attendre, et par conséquent rien ne motive la lecture ; il n’y a pas vraiment de plaisir de la découverte. Toutefois, Zweig se révèle encore une fois un très fin connaisseur de l’âme humaine et la justesse de ses observations ne cesse d’étonner. Un livre subtil.
Livre de poche / 128 pages

Sur un paquebot, le champion du monde des échecs va affronter un inconnu qui affirme ne pas avoir joué depuis plus de vingt ans. Qui est cet homme ? Comment a-t-il acquis cette science ?
Fascinant ! Brillant ! Voilà les premiers mots qui me viennent à l’esprit après mon premier contact avec cet auteur. Je l’ai longtemps fui, me l’imaginant ennuyeux. Quelle surprise ! Dès les premières lignes j’ai aimé son style élégant et discret, où avec une économie de moyens il évoque beaucoup. L’air de rien, il attrape le lecteur dans son filet grâce à une histoire maîtrisée de bout en bout, au suspense savamment distillé. Vraiment, j’ai aimé chaque mot, chaque idée. Sous un aspect simple cette histoire est toute en profondeur et absolument captivante. J’ai l’impression d’avoir découvert le pétrole :-)
Livre de poche / 94 pages
