Samedi 4 février 2006

Je n’aime pas dire du mal des livres d’écrivains que j’apprécie mais je vais avoir de la peine à être positive vis-à-vis du dernier Rémond. L’auteur nous explique sur près de 100 pages comment il a dû renoncer au genre romanesque pour s’apercevoir que le récit était son seul et vrai créneau. Il suffit de lire la quatrième de couverture pour connaître toute la substance du livre. Après sa trilogie autobiographique des plus réussie, Rémond a souhaité écrire un roman pour des raisons diverses mais il s'est aperçu qu'il n'arrivait à rien de correct. L’ensemble est relativement inconsistant. Il y a certes quelques belles et rares réflexions mais elles sont noyées dans une masse de verbiage qui finit par user. Autant je peux comprendre l’intérêt de ce texte pour Rémond lui-même car il lui permet de prendre du recul et d’éviter des frais de psychanalyse, autant pour le lecteur extérieur, c’est trop " personnel ". On a du mal à se sentir concerné par ses questions, au point que l’on peut avoir des doutes sur l’intérêt de publier ce texte.

 

Toutefois, les 40 dernières pages sont très réussies, simples, dans un ton habituel à l’auteur, claires et directes. Elles sont un condensé du reste et parle au lecteur. J’aurais préféré un livre de 40 pages, certes minimaliste mais d’un véritable intérêt pour les lecteurs des récits autobiographiques de Rémond (à noter que si vous n’avez pas lu au moins un de ces récits, ce livre n’aura aucun intérêt pour vous), plutôt que ces 100 pages, dont la moitié est d’un ennui sans nom. A feuilleter debout chez votre libraire ou à la bibliothèque…

 

Seuil / 94 pages

* merci My ;-) la honte quand même ! *

 
 
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