
Un jour d'hiver, un jeune couple perd son enfant, une petite fille de quelques semaines. Le père, Frans Thomése, accomplit son " travail de deuil " en usant du meilleur moyen qu'il connaisse : l'écriture. A travers une suite de courts textes, l'auteur nous fait partager sa douleur.
Ce recueil de textes est tout simplement bouleversant. Et il est vraiment difficile de mettre des mots sur l’impact de cette lecture. Dès de le début, l’on est touché tant par la forme que par le fond. L’auteur exprime avec beaucoup de justesse et de poésie des choses difficiles à nommer, à définir. On ressent son désespoir sans fond parce qu’il s’attache à décrire le quotidien, la vie dans sa nudité, la vie dans sa perte de sens. On a presque le sentiment de lire un journal intime, un texte qui n’est pas voué à être lu par des tiers. Cela dit, il n’y a rien d’impudique dans l’exercice auquel se livre P.F. Thomèse, bien au contraire. Ce qui m’a particulièrement touché, c’est sa volonté de faire comprendre que les mots ne pourront jamais nommer réellement ce qu’il ressent, ainsi que son statut " d’étranger " au pays des vivants. Bien des auteurs l’ont fait avant lui mais ce que j’ai trouvé de neuf, c’est son côté terriblement sincère, fragile et paumé. Des petits textes qui m’ont touchée au cœur. Absolument inoubliable.
Actes Sud / 125 pages


Celle la, pas. Juste avant il avait commente le style de livre 'autobiographique', et voila qu il ecrit qq temps apres... un ecrivain sans culot.
Comparez avec le nouveau livre, traduit, de Connie Palmen. Ici en france on le prend pour de la fiction, mais tous ces personnes qu elle exploite pour surmonter son deuil, existent et sont souvent du 'beau monde' culturelle et politique... en fait le style de livre contre qoui Paul contestait... voila le debat literaire hollandais...