Dimanche 12 juin 2005

Dans une ferme isolée du veldt, quatre personnages ouvrent le récit. Magda, fille du maître, nourrie de solitude et de rêveries stériles, murée dans sa virginité. Son père, Baas, le maître, homme autoritaire et sanguin. Hendrik, le contremaître noir au service de la famille. Enfin Anna, sa jeune épouse que vient d'amener Hendrik lorsque débute cette histoire.

 

Il y a quelquechose de fascinant dans le style de Coetzee que j’ai du mal à m’expliquer. Il nous fait réfléchir à mille et une choses à travers le monologue hagard d’une femme qui ne connaît rien d’autre que ce veld désert. Ce discours mêle fantasmes et autres délires avec des remarques d’une très grande justesse. Le lecteur se laisse hypnotisé par Magda dont le caractère semble à la fois déterminé et complètement instable. Sa solitude écrasante, au cœur de ce pays sans âme, la froideur de son père à son égard la conduisent à un état proche de la folie et l'on ne sait jamais où se trouve la vérité dans ses propos. Les trente dernières pages m’ont semblé, en revanche, trop délirantes et obscures. Cette lecture déstabilisante marque au fer rouge.

 

Motifs / 222 pages

 

par Barbabella publié dans : Littérature étrangère
 
 
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