
A Manhattan, la descente aux enfers d'un avocat pris dans un engrenage mortel. A la suite d'un drame dont il a été rendu responsable, Bill Wyeth a tout perdu : sa famille, son travail, sa dignité. Déprimé, désœuvré, il traîne sa solitude dans les rues de Manhattan. Chaque nuit, il prend ses repas dans le même restaurant, où il est devenu l'habitué de la table 17. Sous son apparence feutrée, l'endroit abrite un salon très privé, le Havana Room. Intrigué, Bill n'a bientôt plus qu'une obsession : y pénétrer. Un soir il va servir d’avocat à un certain Jay Rainey dans le cadre d’une transaction immobilière. Cette rencontre va l’entraîner dans une spirale infernale.
Je lis très rarement des romans noirs et peu me marquent. Havana Room appartient à la catégorie des livres qu’on n’oublie pas ! Cette histoire est tout simplement " scotchante ". USA Today fait référence à Gatsby le magnifique et au Bûcher des vanités : je suis entièrement d’accord pour le rapprochement avec le Wolfe. Même descente aux enfers dans un NY inquiétant d’un homme qui perd tout à cause d’un minuscule grain de sable ; argent, pouvoir, sexe et ambition : tout y est ! Non seulement l’intrigue est excellente mais en plus Harrison nous offre une peinture de NY fascinante. A cela, s’ajoute des personnages très réalistes, très humains. En somme, c’est un roman très bien ficelé et qui se lit avec passion.
Pour en revenir à la référence à Gatsby, il est vrai que l’aspect tragique mêlé aux questions d’argent, de pouvoir et de statuts sociaux peuvent y faire penser. J’ai pour ma part relevé la référence à Long Island et le prénom de Jay Rainey, personnage brisé sur lequel personne ne sait rien…
Seules réserves : quelques longueurs et une fin trop américaine à mon goût.
Si vous voulez passer un très bon moment, lisez Havana Room !
Belfond / 450 pages
