
Souvenirs d’enfance, les bonheurs simples de l’amour et de l’amitié, le pays natal et ses lieux familiers, mais aussi les drames de la rue ou les tragédies vécues par la Chine, tels sont les thèmes de prédilection de ces six nouvelles choisies par l’auteur et son traducteur.
J'ai beaucoup de mal à traduire ce que j'ai ressenti à la lecture de ces textes. J'ai été étonnée, à la fois parce que ma tentative avec La montagne de l'âme ne ressemble pas au style de ces nouvelles (écrites antérieurement, hormis la dernière qui est d'ailleurs la seule qui ne m'ait guère plu) mais aussi parce que la préface m'avait préparé à un style plus bizarre. En réalité, l'écriture m'a semblé tout simplement agréable. Les recherches de style de Gao Xingjian sont intéressantes, à la fois originales mais non perturbantes. Il mêle le rêve et la réalité en juxtaposant plusieurs textes qui sont autant de voix mais surtout autant d'images différentes. J'ai trouvé son écriture très visuelle. Ce fut donc une expérience inédite et plutôt agréable. J'ai bien aimé ces textes dans l'ensemble. Pourtant, je ne suis pas sûre de relire cet auteur un jour, du moins sur des textes plus longs. Pour une fois, le format de la nouvelle m'a bien convenu. A tester...
Le recueil est précédé d'une préface intéressante où le traducteur explique la recherche stylistique de l'écrivain. Il est bien d'y revenir une fois le livre fini.
Editions de l'Aube - poche / 158 pages
Traduction de Noël Dutrait
Illustration de couverture : Gao Xingjian (cela me donne, d'ailleurs, envie de mieux le connaître en tant que peintre)
X : challenge ABC 2007 [bien que son nom soit – apparemment – Gao mais je n'ai pas définitivement résolu cette question]
