
Ce livre est composé de deux parties : « Portrait d'un homme invisible » et « Le livre de la mémoire ».
Bien que ce livre soit signalé comme un pilier dans l'oeuvre d'Auster, LE livre qui permettrait de comprendre les autres, j'avoue ne pas avoir vraiment accroché, en particulier à la première partie. Celle-ci part du moment où l'auteur apprend le décés de son père. Il dresse alors un portrait de cet « homme invisible » et on devine en contre-jour comment il s'est construit. Toutefois, j'ai été très dérangée par le portrait qu'Auster fait de son père. Qu'il ait ressenti le besoin d'écrire pour se soulager, je comprends. Qu'il ait publié de tels propos me gêne. J'ai lu ce texte avec un sentiment de mal aise.
La seconde partie m'a plus intéressée bien qu'elle m'ait appris peu de choses sur l'auteur. On y trouve une partie de ce qui constituera par la suite son univers mais aussi certaines remarques ou expériences que l'on retrouvera dans ses livres ultérieurs. A ce titre, il est intéressant de connaître quelques unes de ses sources d'inspiration.
Livre de poche / 180 pages
Traduit par Christine Le Boeuf
Pour la critique complète et quelques extraits commentés, voir sur l'Austerblog, ici.
Commentaires
BM
(Je ferme les yeux sur ton billet, je dois d'abord ouvrir mon livre... :D ).
Je tenais juste à te donner ce lien : http://bouquin.hautetfort.com/archive/2007/02/10/une-formidable-anecdote.html C'est une très sympathique anecdote sur Paul Auster, j'espère t'en donner la primeur (hmm, je doute). Tant pis, ça m'a fait plaisir et penser à toi en même temps ! Bonnes vacances ! ;)
Bisous
J'attends la sortie du prochain Christian Prigent (chez POL) consacré également au père
Cette anecdote est parue dans "Pourquoi écrire ?", publié il y 10 ans environ ;-) Mais je te remercie d'avoir pensé à moi :) Bizz
Flo : la prochaine fois, je lirai tous les commentaires avant de répondre (cf ma rép. à Clara ;-) Comme je l'écrivais sur l'Austerblog, je pense que j'ai été gênée par cette démarche car c'est un sujet sur lequel je suis très pudique et je n'envisagerais jamais de publier de tels propos sur mes parents s'ils étaient ainsi. Encore une fois, entre l'écrire et le publier, il y a une différence à mon sens, mais j'ai l'impression d'être la seule à avoir été dérangée par cela ! ;-)
Yves : merci
J'ai fini ce livre il y a une semaine et pourtant j'ai encore une étrange sensation en moi... Je me sens mal à l'aise à l'idée d'avoir raté quelque chose, des clefs pour trouver le chef d'oeuvre qui s'y cache sans doute ... je reste sceptique ... et pourtant j'étais motivée à decouvrir cet auteur ...

La seconde partie m'a beaucoup plue aussi.