
Dans une petite ville d'Alabama, au moment de la Grande Dépression, Atticus Finch élève seul ses deux enfants, Jem et Scout. Homme intègre et rigoureux, cet avocat est commis d'office pour défendre un Noir accusé d'avoir violé une Blanche.
Je ne vais malheureusement pas me joindre au concert de louanges entretenu par la plupart des bloggueurs. Certes, c'est un bon livre qui se lit facilement et qui n'est pas dénué de vertus mais il ne m'a pas semblé être exceptionnel.
J'ai apprécié le ton, la voix de Scout, sa fraîcheur. J'ai apprécié les thèmes abordés et la façon qu'a Atticus de former ses enfants contre les préjugés.
En revanche, je n'ai jamais réussi à entrer totalement dans l'intrigue, l'ensemble me semblant artificiel, voire scolaire. Harper Lee ne va pas au fond des choses et cela donne un roman gentillet, bourré de bons sentiments, y compris en le replaçant dans le contexte de l'époque. Selon moi, c'est loin d'être un roman révolutionnaire.
Pourtant, vers la fin, j'ai commencé à trouver une certaine profondeur aux propos mais malheureusement, la morale façon "comtesse de Ségur" a tout gâché !
Le livre de poche / 447 pages
Prix Pulitzer 1961
L : challenge ABC 2007
Extrait :
"[Les métis] sont très tristes. [...] Parce qu'ils n'appartiennent à aucune communauté. Les gens de couleur n'en veulent pas parce qu'ils sont à moitié blancs ; les Blancs n'en veulent pas parce qu'ils sont de couleur ; alors ils sont entre les deux, c'est-à-dire nulle part." [ce passage m'a fait penser à Demi-teinte de Danzy Senna, roman que j'ai adoré]
par Flo
publié dans :
Littérature étrangère
