
Je vous recopie la 4ème de couv qui est très parlante et vous éclairera déjà pas mal d'autant plus que mon commentaire personnel risque d'être un peu décousu tant il est difficile de parler de ce recueil.
F.G. nous emmène au plus profond des âmes, en des lieux inhospitaliers où, souvent, la parole est manquante, avortée ou muselée. Et pourtant, le mot est là, prêt à poindre, fulgurant, étonnant, insespéré... mot qui compte double.
Ces nouvelles sont souvent très émouvantes, elles vous prennent à la gorge et les chutes sont particulièrement réussies. Or c'est à ça que l'on distingue une bonne d'une mauvaise nouvelle car l'exercice est difficile : comment concentrer une histoire, des émotions en peu de pages tout en bluffant le lecteur ? Françoise Guérin excelle à cet exercice et m'a laissée sur le carreau nombre de fois. Ses chutes sont souvent cruelles, voire cyniques, mais parfois aussi drôles, brillantes tout simplement. J'ai particulièrement aimé "Les nattes", "Le robinet du diable", l'horrible "Grenadine", "Antoine", "Les uns par les autres", "Instinct paternel", "Les poules de pépé"... Certes, j'ai cité quasiment tout le recueil : et alors ! :D
Ces nouvelles sont incomparables les unes avec les autres parce que justement Françoise Guérin passe de la douceur à l'horreur, de l'humanisme au cauchemar et cela avec une réelle virtuosité qui fait que chaque nouvelle est comme un nouveau livre.
Je vous invite à découvrir ce livre mais aussi à visiter son blog collaboratif : Mot compte double
Quadrature / 115 pages
Recueil sélectionné pour le Prix de la Nouvelle du Scribe qui se tiendra le 16 septembre à Lauzerte (82)
