Lundi 27 août 2007


Pour complaire à son patron qu'il vénère, Sylvain Vasseur se lance dans l'écriture. N'a-t-il pas tout pour devenir écrivain ? Tout : l'égoïsme, la foi en son talent, des admirateurs et groupies, et même un incessant soutien de la presse, peut-être quelque peu prématuré. Que lui manque-t-il, si ce n'est une œuvre ?


Pour changer un peu, je vais gâcher un peu la fête en égratignant (légèrement) un roman encensé ou pas loin. Je vous jure que je ne le fais pas exprès, même si « c'est pas bien de jurer ! ».

En vérité, j'ai voulu dès le départ comparer ce livre à l'hilarant Ecrivain (en 10 leçons) de Philippe Ségur puisque les deux livres évoquent un aspirant écrivain et son parcours du combattant. Malheureusement, le ton employé par Flipo n'est pas du tout le même que celui de Ségur et, pendant les trois-quarts du livre je me suis demandée à quel moment j'allais rire...


Or j'avais pris le problème à l'envers. Certes les deux livres ont le même thème mais pourquoi vouloir en faire des jumeaux à tout prix ? Flipo a choisi le cynisme, à mon sens, ou du moins il hésite. Une fois on le sent d'humeur à humilier son héros, la fois suivante, il voudrait faire sentir combien il est difficile de se faire publier et la plupart du temps il nous décrit comment l'aspirant écrivain peut virer à l'autiste. Tout cela m'a complètement perdue ! Je n'arrivais pas à saisir les intentions de l'auteur.


De plus Sylvain Vasseur est un personnage proprement horripilant (et je dis : « Vive Arlette ! » - ça ne devrait pas se reproduire :D), il m'a agacée tout au long du roman, il est pathétique, tout simplement.


J'ai donc le sentiment d'être passée complètement à côté de ce bouquin. Je ne l'ai trouvé ni bon, ni mauvais, juste bizarre et vaguement ennuyeux.

J'ai quand même beaucoup aimé la scène de l'émission télé qui est émouvante dans le bon sens du terme. Je crois qu'au fond les thèmes abordés m'ont intéressée mais l'intrigue m'est passée par-dessus la tête.


Le Castor Astral / 272 pages


Je retente Georges Flipo prochainement avec son recueil de nouvelles La diablada.

 

Extrait :

"Les seuls invités qui s'attardèrent furent quelques couples d'enseignants. Sylvain découvrit que dans cette corporation qu'il croyait connaître, on a souvent, entre les préparations de cours, les corrections de devoirs et les dépressions nerveuses, un peu de temps pour écrire un roman qu'on garde dans son tiroir, ou un essai inachevé sur une vraie réforme de l'éducation."


 

Le site (rigolo) de l'auteur

 
 
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