Mardi 6 septembre 2005

Un ancien professeur de lettres, féru de poésie, fait le même cauchemar depuis quelques semaines. Une nuit, il apprend que ce rêve horrible correspond à un fait divers bien réel. En voulant en savoir plus, il se trouve entraîné dans une histoire qui le conduira aux portes de l’enfer.

 

Si Clara et la pénombre, le précédent roman de Somoza, pouvait se résumer par " le beau est le commencement du terrible ", La dame n°13 illustre l’idée que " la véritable poésie est de l’horreur pure ". Et l’écrivain de nous offrir une plongée dans l’horreur absolue, où toute espérance est vaine. La très forte connotation fantastique de ce livre m’a parfois laissée perplexe. Certaines scènes m’ont proprement fait halluciner. Pourtant, Somoza a réussi à me captiver par le suspense de l’intrigue et son sens de la mise en scène que je connaissais déjà. J’ai, malgré tout, décelé certaines failles. Tout d’abord, j’ai deviné avec 200 pages d’avance quelques mystères mal gardés. Ensuite, j’ai trouvé que l’intrigue était parfois trop compliquée et j’avais du mal à me souvenir de toutes les subtilités concernant les dames. Heureusement que j’ai lu ce livre rapidement, sinon j’y aurais vraiment perdu mon latin. Enfin, la révélation sur la dame n°13 m’a un peu déçue mais je ne veux pas en dire plus pour garder le mystère. Cela reste un excellent roman dont j’ai été sous l’emprise pendant 72 heures, tremblante d’angoisse et tenaillée par l’envie de tout savoir. Il m’a pris aux tripes et j’y pense encore presque constamment depuis que la dernière page a été tournée. Incontestablement, une réussite !

 

Actes Sud / 423 pages

 

L'avis de Katell

 
 
 
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