Jeudi 8 septembre 2005

Nathan Glass, soixante, divorcé, un cancer en rémission a le plaisir de vivre à Brooklyn. Retraité, il a décidé de s’atteler à un projet : le livre de la folie humaine, qui recense les lapsus et autres erreurs involontaires. Lors d’une promenade, il retrouve Tom Wood, son neveu, qu’il avait perdu de vue. Ils renouent immédiatement et partagent leurs aspirations, les bons moments comme les mauvais, leurs philosophies, etc.

 

Qu’il me semble difficile d’évoquer cette lecture ! Je ne sais pas par quel bout m’y prendre… Ce roman est à la fois très typé Auster et très différent du reste de l’œuvre romanesque de cet auteur. Le message m’a paru plus important que l’intrigue. Il est à la fois particulièrement optimiste en termes de relations humaines et sans illusion sur la politique américaine ; ancré dans la réalité de ce pays, tout en soulignant la spécificité de Brooklyn, et pourtant universel. Ce qui m’a le plus séduite, c’est l’Auster’s Touch : les jeux de mots, les petits clins d’œil, la façon de modeler les personnages, les parenthèses qui finissent par former une autre histoire, etc. Les fans aimeront !

 

Ce livre est comme un patchwork de l’humanité. Les digressions sont plus intéressantes que le fil conducteur et Auster, à son habitude, dresse des portraits complets de ses personnages. Il sait les rendre attachants et, très vite, je les ai adoptés. Tout comme la vie, ce livre oscille entre drame et comédie. Il m’a embarqué dans cette tranche de vie made in Brooklyn. Un excellent cru ! (et si vous n’avez rien compris à ma critique, vous n’avez qu’à lire Brooklyn Follies ! ;-)

 

Actes Sud / 363 pages

 
 
 
créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus