
Lorsqu’il reçoit une lettre de son meilleur ami, décédé brutalement peu après cet envoi, le narrateur anonyme se souvient de leurs vies et de leur amitié. Il tente, comme le dit joliment la quatrième de couverture de " renouer les fils épars de leur histoire d’amitié ".
Bizarrement, il m’est difficile de parler de ce roman, que j’ai tant aimé… Peut-être parce que son charme vient pour beaucoup de la musique des mots qui content cette lente introspection. Cette histoire aurait pu être banale mais l’auteur a su lui donner une tonalité très personnelle qui donne envie au lecteur de s’impliquer… au point que j’ai eu grand peine à admettre, une fois le livre fini, que je n’entendrai plus jamais parler de ces personnages, voire qu’ils n’étaient pas réels ! Une plume subtile qui met à nu les remous intérieurs du narrateur, si humains et universels que l’on ne peut que se sentir concerné par son cheminement. C’est un livre dense mais au style fluide et particulièrement agréable, trop peut-être à mes yeux car j’en oubliais parfois l’intrigue.
Très beau titre qui correspond parfaitement tant à la forme qu’au fond du roman. Un superbe livre qui m’a donné envie de lire toute l’œuvre traduite de Grondahl.
Folio / 322 pages
