Samedi 1 octobre 2005

Dans ce livre étrange, les personnages portent des noms de couleur. Auster nous propose ici de suivre un détective privé embauché pour surveiller un homme. Il n’en sait pas plus, ni quelles sont les raisons de cette observation. Il finit par disparaître de la circulation. Son travail est mortellement ennuyeux et Bleu en finit par se demander si tout cela a un sens ou s’il n’est pas le dindon de la farce.

 

C’est un livre qui demande au lecteur de s’accrocher car l’intrigue assez plate peut rebuter. Pourtant, quand Bleu commence à émettre des hypothèses sur son rôle, puis quand la situation s’éclaire, on ne peut s’empêcher de penser qu’Auster a fait très fort et que l’intrigue est menée de main de maître. Il s’agit, au fond, d’une interrogation sur ce que nous sommes : de simples revenants ? Des individus qui ont perdu le sens de leur vie dans cette ville sans âme qu’est New York ? Des reflets ? Tout comme Cité de verre, ce second volume de la Trilogie New Yorkaise est passablement désespéré ; il inclut même une dimension tragique. Cependant, il nous oblige à réfléchir, à regarder la vie sous un autre angle. Ainsi, ce livre fournit matière à penser mais il n’en reste pas moins très déconcertant !

 

Livre de poche / 122 pages

 

Trilogie New Yorkaise T1 - Cité de verre

Trilogie New Yorkaise T3 - La chambre dérobée

 
 
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