
Nous sommes à Roubaix. Alors que la maison familiale vient d’être détruite, le narrateur se souvient de son histoire.
Il m’a fallu du temps pour accrocher à ce roman. Je me sentais toujours en décalage, pas concernée. L’histoire se déroule dans le nord de la France et, culturellement, je n’étais pas vraiment " raccord ". Alors que j’avais abandonné toute espérance, l’émotion a fini par trouver un chemin jusqu’à moi. On s’attache à cette famille et voir vieillir Angèle et Joseph est émouvant. Aussi, une fois le livre achevé, j’ai relu les premiers chapitres. Mon regard n’était plus le même. Tante Jeanne n’était plus juste un nom, c’était une personne dont je connaissais la vie et son décès ne m’était plus indifférent. 16, rue d’Avelghem est un livre sur des gens ordinaires ; c’est ce qui en fait son intérêt même si parfois l’histoire est un peu banale. C’est un roman dont la chaleur vous gagne et que je vous recommande.
Buchet-Chastel / 153 pages
